dimanche 5 octobre 2014

Douce turbulence

Une des leçons que nous enseigne notre nouvelle vie, c'est d'accepter de vivre avec le sentiment d'être constamment débordée.

Parce que malheureusement, je n'ai pas plus de mains, pas plus de yeux qu'avant! Je compense un peu en étant plus organisée mais force est d'admettre que ça ne règle pas tout!

Mon combat quotidien est de ne pas me laisser envahir par le découragement et j'y parviens tant bien que mal en me concentre sur le moment présent. C'est-à-dire que si j'allaite, j'en profite! Je ne pense pas au linge à plier, à la vaisselle sale et à la tonne de jouets qui couvrent mon plancher. Je choisis mes batailles et surtout, je me félicite pour ce que je fais au lieu de m'en vouloir pour ce que je n'ai pas eu le temps (ou l'envie) de faire. 

Je fais des petits pas, parfois anodins et quasi imperceptibles mais constants, je sais que chaque petit pas me permet d'avancer. Juste avancer est pour le moment une grande victoire.


Puis, j'accepte l'aide qu'on m'offre. Pas toujours facile d'accepter qu'on en a besoin, mais c'est un tel réconfort de voir les gens qu'on aime se dévouer pour nous donner un coup de main. En cette période un peu chaotique, c'est une véritable bénédiction.


mardi 23 septembre 2014

La vie rêvée!


Gratitude. C'est le mot qui me revient inlassablement à l'esprit depuis la naissance de mon petit bonheur.

Un ange, qui prend tranquillement sa place dans notre petite famille. Qui nous rappelle à chaque jour la chance qu'on a et combien notre bonheur est grand d'être parents de trois merveilleux trésors. 

Notre vie est différente, certes, un peu folle, assurément, mais chaque jour, mon amoureux et moi on se regarde dans les yeux et on se dit que c'est exactement la vie dont on a rêvé!


mercredi 10 septembre 2014

Une leçon de patience...

La fin de la grossesse étant éminente, je piaffe d'impatience à l'idée de mon premier tête-à-tête avec mon petit coco. Un bel exercice de patience!

Pas facile de s'ancrer dans le moment présent quand l'aboutissement de neuf mois de préparation est si proche. J'essaie de savourer les instants de tranquillité qu'il me reste, les siestes, les repas chauds et le silence enveloppant de ma maison et l'enthousiasme contagieux de mes plus grands.... mais, parfois, j'ai une chute de moral et j'aurais envie que ça se passe tout de suite!

Il y a pourtant une grande leçon à tirer de ce moment d'attente.
Un apprentissage livré par un tout petit professeur que j'aurai le privilège de rencontrer bientôt.

Il ne faut pas l'attendre, le bonheur est ici et maintenant.


jeudi 4 septembre 2014

Tendresse...


Ce qui fait fondre mon coeur, c'est de voir mes enfants être affectueux et protecteurs l'un envers l'autre. Chaque jour, ou presque, il y a un de ces petits moments qui m'attendrit et qui me fait réaliser à quel point notre famille est merveilleuse.


mercredi 3 septembre 2014

Phase égoïste

Non, je ne parle pas d'une étape de développement des enfants, mais bien de mon sentiment actuel. Après avoir préparé la bouffe, le cocon douillet de mon bébé à venir, profité de belles vacances avec ma famille et organisé et survécu à la rentrée scolaire, je n'ai qu'une seule envie, me flatter la bedaine et attendre...


Attendre calmement la venue de bébé #3, avec de la musique douce et une maison impeccable! Évidemment entre ce rêve et la réalité, il y a un univers rempli de crises d'enfants, de pile de linge sale et d'obligations diverses pour que la vie quotidienne suive son cours...

Y'a des jours (presque tout le temps en fait) où je me sens coupable d'avoir cette envie de me rouler en boule et de prendre soin de moi, juste de moi et de ma bedaine, égoïstement.

C'est fou comme entre la première grossesse et la troisième, les choses changent. Moins d'inquiétudes et d'inconnu, plus d'assurance et d'expérience. Mais moins de temps, moins de patience...

Je me sens parfois totalement débordée face aux demandes d'attention de mes enfants et déchirée de ne pas avoir la force d'être complètement là pour eux. J'apprends à accepter que je ne peux pas tout faire et que je ne peux surtout pas me séparer en deux... en essayant de ne pas me sentir coupable! 

Il y a bien ses petits moments de bonheur où l'égoïsme se fond avec les obligations. Ces instants que je me réserve pour me coller sur eux devant un bon film ou jouer à un jeu avec eux.

Je sais que le plus difficile dans les prochains mois sera de répondre aux besoins et demandes de chacun des membres de ma famille, en tentant de ne pas oublier les miens. Je me donne pour mission de continuer de leur consacrer quelques minutes par jour pour faire une activité juste pour eux. Pas pour faire les devoir ou ranger leur chambre, juste un moment où ensemble on pourra décompresser...

Il restera peut-être un peu de temps pour moi, juste pour moi, pour ne pas oublier que j'existe et que je mérite aussi un peu d'attention. Du temps égoïstement utilisé pour ne pas perdre de vue qui je suis.


mercredi 13 août 2014

Petits mots d'enfants...

Mon petit garçon:
«Maman? Comment elle va faire pour déssouffler ta bedaine?»

Moi:
«Quand le bébé va sortir, ça va faire de la place et elle va reprendre sa forme...»

Mon petit garçon:
«Mais toute l'eau qu'il y a dans ton ventre?»

Moi:
«Elle va sortir avec le bébé.»
Voyant son air sceptique...

«Ok! Ça va prendre du temps et un peu d'exercice... Va jouer maintenant!»

lundi 11 août 2014

Fabriquer son cocon...

Environ quatre semaines... C'est le temps qu'il me reste avant la venue de bébé #3.


Quelques semaines pour préparer le nécessaire pour bébé, pour remplir le congélateur de denrées, pour mettre la maison belle. Pour faire mon cocon.

Depuis que je suis enceinte de mon troisième trésor, j'éprouve un irrésistible besoin de créer un environnement douillet et chaleureux pour le nouveau venu mais aussi pour ma famille. C'est comme si cette grossesse m'avait pousser à revenir à l'essentiel pour ma marmaille.

Faire de la maison un lieu accueillant où tout le monde s'y sent bien, heureux et comblé, passe entre autres par le fait de faire des trucs de mes mains.
Coutures, tricot, bouffe et dessins me permettent de satisfaire ce besoin fortement exacerbé par les hormones.

Donc à temps perdu, je m'assois à ma machine pour coudre de petits projets. Rien de trop gros pour éviter le découragement. Ces petits moments me replongent inévitablement dans mon enfance, quand ma maman me cousait du linge pour poupées et des vêtements pour moi et ma sœur. J'ai toujours cet étui à crayons sur lequel elle avait brodé mon nom. Je me sentais tellement privilégiée d'avoir des trucs uniques et faits avec amour.


Quand devant la télé le soir je prends mes broches à tricoter, je repense à mes grands-mères qui tricotaient plus vite que leur ombre et qui m'ont partagé cette passion que je chérie aujourd'hui comme le plus précieux des héritages.

Cet héritage je le partage avec mes enfants qui ont les yeux tout pétillants de voir tout ce qu'on peut faire avec un peu de travail. Ma grande punaise a commencé un foulard et je ne me lasse pas de voir ses progrès et surtout sa fierté devant l'étoffe qui s'allonge!

C'est ainsi que quotidiennement, entre les tâches essentielles au bon fonctionnement de la maisonnée, je peaufine avec amour et patience mon cocon. À ma façon.

Voir les choses que j'ai réalisées avec douceur prendre leur place dans mon quotidien me remplit de sérénité et de calme. Un état d'esprit qui, je l'espère, persistera au-delà des quatre prochaines semaines...